2012-06-26 14:45:44
Campagne pour le financement de la
retraite Le SCFP parle aux gens du
Bas-Saint-Laurent
«La question
du financement de la retraite est un enjeu social de première
importance», explique Lucie Levasseur, présidente du
SCFP-Québec. «Le mouvement
syndical fait de cet enjeu le combat de l’heure!»
Campagne grand public
Pendant tout le mois de mai, des dizaines de milliers de Québécois
ont entendu ceci à la radio : «C’est facile de dire n’importe quoi
sur le déficit de certaines caisses de retraite. C’est une question
complexe… Les travailleurs se sont payé ces régimes. Ils l’ont fait
parce que les rentes du Québec sont insuffisantes.»
Des annonces sont aussi publiées dans les hebdos de la région afin
de sensibiliser la population du Bas-Saint-Laurent à l’importance
de l’épargne pour la retraite et la meilleure façon d’y arriver.
Ce message fait partie de la campagne du SCFP destinée au grand
public afin de démystifier les régimes de retraite complémentaires.
La campagne explique comment ces caisses sont financées et la
raison d’être de ces régimes.
«On y souligne qu’il faut
s’attaquer au problème de base: les régimes publics ne suffisent
pas à assurer une retraite décente pour tous les Québécois»,
précise Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec.
«Il faut améliorer le Régime des
rentes du Québec pour assurer une meilleure retraite pour tous, et
c’est le RRQ qui offre le meilleur investissement, au meilleur
coût.»
La retraite dans le
Bas-Saint-Laurent
En moyenne, les 39,163 habitants du Bas-Saint-Laurent âgés de 65
ans et plus gagnent 17,000 $ par an : c’est 4,600 $ de moins que la
norme québécoise. C’est le second revenu régional moyen le plus
faible pour les aînés au Québec.
La rente moyenne versée dans la région par la Régie des Rentes du
Québec s’élève à peine à 407$ par mois. Le pourcentage de
bénéficiaires du Supplément de revenu garanti (SRG) est de 71%,
alors que la moyenne québécoise tourne autour de 50%. Le SRG est un
indicateur de faible revenu car il s'ajoute aux rentes et assure un
revenu additionnel aux personnes âgées vivant des situations
financières particulièrement précaires.
«Des retraités qui vivent sous le
seuil de la pauvreté, ça ne devrait pas exister ! On se bat pour
vivre décemment, mais aussi pour vieillir décemment!», de
conclure Lucie Levasseur.
Comptant plus de 110,000 membres au Québec, le SCFP est présent
dans 10 secteurs d’activité, soit les affaires sociales, les
communications, l’éducation, l’énergie, les municipalités, les
sociétés d’État et organismes publics, les transports aérien et
urbain, le secteur mixte, ainsi que les universités.