2008-04-23
16:41:21Communiqué
Disparition de l’information à TQS
Le SCFP déposera une plainte au CRTC
Québec, le mercredi 23 avril 2008 – L’abolition annoncée des
bulletins de nouvelles à TQS provoque une vive opposition des
syndicats et de la société civile. Le Conseil provincial du secteur
des communications du SCFP, qui représente les employés de
TQS-Québec, va déposer une plainte au CRTC pour empêcher une telle
hécatombe. «Les conditions de
licence de TQS sont limpides : l’entreprise doit diffuser au moins
14 heures et demi de nouvelles locales à Montréal et 9 heures et
demi à Québec. Si TQS veut changer ses obligations, elle doit
attendre le renouvellement de sa licence à l’automne 2009. Les
nouveaux propriétaire ne peuvent invoquer des problèmes financiers
pour se moquer du CRTC et de l’intérêt public», lance Jean
Chabot, président du CPSC.
Pour le syndicat, la situation est particulièrement préoccupante
dans la capitale nationale où les salles de nouvelles tombent comme
des mouches. «L’indignation est
généralisée à Québec et on peut les comprendre. La diversité des
voix se réduit à vue d’œil, c’est devenu une zone sinistrée en
information. Il sera de plus en plus difficile pour les gens de
Québec de savoir ce qui se passe dans leur ville et leur région.
C’est inquiétant pour la qualité de l’information et le débat
public dans une société démocratique», insiste Jean Chabot.
Depuis des années, le CPSC dénonce sur la place publique la
réduction des effectifs journalistiques en région et la menace
contre la pluralité des voix en information.
Enfin, le SCFP considère odieuse la position de Remstar qui
souhaite inclure ce que l’entreprise doit ou devra à ses employés
dans les arrangements avec les créanciers. «C’est intolérable et farfelu. Si les
créanciers sont remboursés à 20%, les employés recevraient
seulement le cinquième de leur prime de départ, des vacances
accumulées, ou autre sommes dues? Ça n’a pas de bon sens et on va
se battre pour défendre les droits de nos membres devant un tel
coup de force», de conclure le président.
Comptant 7000 membres dans les communications au Québec, le SCFP
est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et
les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien,
les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les municipalités. Avec plus de 100,000
membres, le SCFP est le plus important affilié de la FTQ.
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