Réunis mardi soir en assemblée générale
syndicale, les employés cols blancs et les brigadiers scolaires de
la Ville de Varennes ont voté à 87% en faveur de leur nouveau
contrat de travail. Il s’appliquera sur quatre ans, soit du 1er
janvier 2013 au 31 décembre 2016. La convention collective prévoit
notamment d’élargir le mandat du comité patronal-syndical de la
lutte à la sous-traitance. Ce comité a pour mission d’éviter la
perte de savoir-faire et de faire la promotion de l’expertise
interne à la Ville. Il vise aussi à mieux contrôler les coûts des
activités et de l’approvisionnement, «dans le respect de l’intégrité des
marchés». «Nous sommes
fiers de signer cette nouvelle convention collective avec un
employeur qui mise sur l’expertise interne. L’encadrement rigoureux
de la sous-traitance est une excellente nouvelle. Avec des employés
municipaux dévoués, compétents et en nombre suffisant, les
contribuables de Varennes se protègent contre les dérives»,
a souligné Claude Dubuc, président de la section locale 1965 du
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
La campagne
de la Journée internationale contre l’homophobie 2013 a pour thème
«Combattez le virus web de l’homophobie». Le SCFP compte parmi les
alliés de cette campagne pilotée par la Fondation Émergence.
Soulignons au passage que le 3 mars 2013, le ministre de la Justice
et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie, Bertrand
St-Arnaud, a lancé une première campagne de sensibilisation pour
lutter contre l'homophobie. Lucie Levasseur, présidente du
SCFP-Québec, lui a d’ailleurs adressé des félicitations
officielles. Voici quelques informations-clés sur la campagne du 17
mai 2013.Les abus de
l'anonymat L’homophobie est de plus en plus présente dans le
web et dans les médias sociaux. L’anonymat d’Internet permet de
répandre des propos abusifs et de véhiculer une cyberhomophobie qui
peut avoir de graves conséquences.
Certains employés de la Société Radio-Canada
auraient été rappelés à l’ordre suite à des commentaires faits dans
les médias sociaux. Afin de faire de la prévention auprès de ses
membres, le SCFP 675 a organisé un dîner-conférence sur les bonnes
pratiques à utiliser dans les médias sociaux. «N’oubliez jamais que les réseaux sociaux
sont des espaces publics et que tous vos commentaires peuvent être
lus et partagés! Que ce soit à Radio-Canada, ou ailleurs, tout
employé a un devoir de loyauté envers l’employeur et dans ce sens
il faut faire très attention», a mis en garde Marc Desnoyers
directeur du département Affaires publique et réseaux sociaux pour
la firme Upperkut. «Soyez polis
et respectueux. Vérifiez si une information est publique ou
confidentielle avant de la partager. Règle de base, si vous ne
pouvez pas le dire dans la rue ou dans une cafétéria, ne le dites
pas sur les réseaux sociaux», a prévenu Marc Desnoyers. Le
conférencier a aussi abordé la confidentialité de l’information, la
protection de la vie privée et la gestion de la réputation en
ligne.
Les
représentants syndicaux des cols blancs et des cols bleus de
Saint-Jean-sur-Richelieu interpellent leurs concitoyens au sujet de
l'avenir de leur régime de retraite. Les syndicats des deux groupes
sont présentement en négociation avec la Ville au sujet du déficit
du régime. Cette semaine, ils publient une lettre aux contribuables
dans deux hebdomadaires: Le Canada français et L'Écho. Cette lettre
s'intitule «Vos cols blancs et cols bleus prônent l’ouverture, la
négociation et le compromis». En voici le contenu.Chers concitoyens, chères
concitoyennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, La grande crise
financière de 2007-2008 a entraîné des rendements désastreux pour
les fonds de retraite, individuels ou collectifs, des contribuables
du Québec. Depuis, la lente reprise de l’économie mondiale impose
des politiques de taux d’intérêt très bas aux banques centrales et
aux institutions financières. Les rendements demeurent donc
faibles. Cette tourmente touche bien évidemment la caisse de
retraite de vos employés municipaux. Nous, les employés cols blancs
et cols bleus, cotisons à la même caisse que les élus, les cadres,
les policiers et les pompiers de la Ville. Vous, comme
contribuables, participez également au financement de cette
caisse.
BILAN DE MI-CHEMIN DU PLAN
QUINQUENNAL DU PRÉSIDENT DE RADIO-CANADA
En 2010, le président de la Société
Radio-Canada (SRC), Hubert T. Lacroix, a lancé en grande pompe son
plan stratégique quinquennal titré « 2015 : partout, pour tous ».
Le projet annonçait une valorisation et un retour en force du
diffuseur public dans les régions éloignées des grands centres.
Déjà à mi-mandat, force est de constater que la Société
Radio-Canada n’a pas su réaliser son objectif à l’égard de la
population en région qui continue d’en payer le prix. «Les populations locales en ressentent les
effets, autant à l’écran que dans leurs communautés. Parmi nos
membres seulement, et ce depuis 2009, 22 % des effectifs en région
ont été coupés. C’est désolant! On est en train de vider les
stations, on s’explique mal cette situation, car une des trois
priorités du plan stratégique est précisément les régions»,
a noté Isabelle Doyon, présidente du Syndicat des employés de
bureau et professionnels (SCFP 675). Des émissions qui faisaient
vivre les stations locales sont rapatriées à Montréal, avec, entre
autres, l’émission Les Dragons, anciennement produite à Québec.
Belle-Baie, filmée dans la péninsule acadienne et diffusée sur les
ondes de Radio-Canada a été supprimée. L’avenir est aussi incertain
pour des émissions telles Les Chefs, aussi produite à Québec et la
Revue acadienne, produite à Moncton.
Le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP-FTQ) qui représente les travailleuses et travailleurs de la
MRC de La Mitis dénonce vigoureusement le fait que des maires aient
tenus des propos portant atteinte à l’intégrité et à la réputation
de l’un de ses membres. Ces propos ont été tenus lors de la
dernière séance publique du conseil des maires de la MRC de La
Mitis et étaient rapportés en fin de semaine dernière par le
journaliste Roger Boudreau du journal l’Avantage. «Ces propos s’attaquent à la compétence et au
travail de l’un de nos membres et ils ont été tenus publiquement.
Ce genre de discussion de gestion de personnel doit se faire à
l’interne et non sur la place publique. Il en va des principes de
saine gestion et de protection de la santé et de l’intégrité des
individus», fait observer Yanick Proulx, conseiller syndical
au SCFP-FTQ. Le syndicat examine présentement les recours qu'il
pourrait exercer très prochainement afin d’obtenir réparation et
pour que cesse ce genre de pratique. Le SCFP craint également qu’à
l’approche des élections municipales de l’automne, d’autres élus ou
candidats soient tentés de multiplier publiquement ce genre de
propos déplacés.
Les six syndicats d’Hydro-Québec représentant
près de 18,000 travailleurs de la société d’État sont déçus du
gouvernement Marois qui ajoute une autre promesse non tenue à sa
liste déjà longue. «Dans son
programme électoral, le Parti québécois a pris l’engagement de
nationaliser le développement futur de l’énergie éolienne,
malheureusement ce n’est pas du tout ce qui a été annoncé il y a
quelques jours», a expliqué Benoît Bouchard, vice-président
du SCFP-Québec pour le secteur énergie. Vendredi, le gouvernement
Marois a annoncé la tenue d'un appel d’offres pour l’attribution de
800 MW pour de nouveaux projets éoliens en
Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine et dans le Bas-Saint-Laurent.
«Les emplois seraient maintenus
si Hydro-Québec assumait le développement de la filière éolienne.
Et à terme, il sera très rentable que la production d’énergie
éolienne soit publique. La meilleure preuve c'est
l’hydroélectricité, qui fournit à l’ensemble de la population
québécoise une énergie sûre, propre et à coût abordable.»
C’est ce vendredi qu’a pris fin le congrès de
trois jours du Conseil provincial du soutien scolaire (CPSS) du
SCFP à Val-David, dans les Laurentides. Le CPSS regroupe les
employés de 12 commissions scolaires à travers le Québec. Le
congrès a pour but de discuter des grandes problématiques. Le
bureau de direction y est élu et des résolutions sont prises pour
faire avancer les revendications des membres. Plusieurs éléments de
formation figuraient également à l’ordre du jour. Liette Garceau a
parlé de l’état de la jurisprudence dans le secteur, alors que
Victorien Pilote a abordé la recherche de jurisprudences. Louise
Ferland et Daniel Legault, du Service de la formation syndicale du
SCFP, ont expliqué «comment bien monter un dossier de grief».
Le processus de conciliation entre la Ville de
Bois-des-Filion et ses employés cols blancs et cols bleus part du
mauvais pied. Le 8 mai, les deux parties ont négocié pour la
première fois depuis l’impasse constatée le 26 février dernier. À
la grande déception du syndicat, la partie patronale n’a
pratiquement pas bougé malgré la présence d’un conciliateur. Elle
n’offre toujours aucun rattrapage salarial à des employés parmi les
moins bien payés du monde municipal. «On nous propose encore des augmentations en
deçà du coût de la vie projeté. L’employeur reporte aussi aux
calendes grecques toute possibilité de rattrapage salarial.
Pourtant, sept des huit postes des employés sont en retard de 1,50$
à 9$ de l’heure par rapport aux municipalités semblables», a
déploré Roger Bazinet, conseiller syndical au SCFP. Le 15 avril
dernier, des employés syndiqués avaient assisté à la séance du
conseil de ville, épaulés d’une trentaine de militants du SCFP. Ils
avaient interpellé le maire sur la nécessité de parvenir à un
règlement équitable le plus vite possible. En effet, les dix cols
blancs sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2009,
alors que dans le cas des quatre cols bleus, il s’agit du 1er
janvier 2010.
Le plus important syndicat du secteur
municipal a rencontré aujourd’hui le ministre des Affaires
municipales, Sylvain Gaudreault pour parler des difficultés
financières des régimes de retraite. Les dirigeants du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP) sont satisfaits de la
rencontre et de l’ouverture qu’a démontrée le ministre face à
l’approche du SCFP pour régler les problèmes qui menacent la santé
des caisses de retraite des travailleurs. «Le ministre Gaudreault partage nos
inquiétudes et s’est montré intéressé par notre approche. Nous lui
avons exposé comment nous avons trouvé des solutions, même sur la
question épineuse de la gestion de risque. Le SCFP le dit depuis
toujours, la solution aux maux des caisses de retraite se trouve à
la table de négociations», a rappelé Denis Bolduc,
secrétaire général du SCFP au Québec. «Certains voudraient voir une solution
imposée, mais ça ne fonctionnerait pas. Chaque régime a ses
spécificités, qu’il faut respecter.» Même le comité
d’experts sur les régimes de retraite publics, le Comité D’Amours,
a souligné l’efficacité de l’approche du SCFP en citant l’entente à
la Ville de Montréal comme une piste de solution. C’est la raison
pour laquelle le SCFP rejette les règles que le Comité veut imposer
aux municipalités et aux universités.