Les employés municipaux cols blancs et cols
bleus de Rivière-Rouge, dans les Hautes-Laurentides, ont un mandat
de grève. Réunis en assemblée générale syndicale mercredi dernier,
ils ont voté à 77,5% pour rejeter les dernières offres patronales
et en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève
générale illimitée. Ils sont contrat de travail depuis le 31
décembre 2011. Les principaux points d’achoppement de la
négociation sont les salaires et la sécurité d’emploi.
«Tout juste avant le vote, nous
avons présenté les offres patronales aux membres de façon très
neutre et objective. Nous n’avons émis aucune recommandation de
vote. Le résultat est clair: avec les dernières offres de la Ville,
nous étions loin d’un compromis acceptable pour les employés
municipaux», selon Josée Fournier, présidente du syndicat
des employés municipaux de Rivière-Rouge (SCFP 2867). «Nous avons transmis le résultat du vote à la
direction générale. À défaut d’un changement important dans la
position du conseil municipal, nous n’aurons d’autre choix que
d’entamer nos moyens de pression. Nous avions suspendu un précédent
mandat de moyens de pression, compte tenu de la reprise des
discussions cet automne et que nous voulions préserver le climat de
travail. Malheureusement, la Ville voit les choses d’un autre œil,
semble-t-il», a ajouté Mme Fournier.
Le syndicat des cols bleus de Lévis déplore
que les usagers des patinoires municipales se heurtent trop souvent
à des portes de chalets barrées. Ses représentants ont comparé les
heures d’ouverture des chalets entre les années 2011-2012 et
2012-2013. Dans l’arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière-Est, on
parle d’une réduction moyenne des heures d’environ 25%. Dans
Chutes-de-la-Chaudière-Ouest, la réduction est de l’ordre de 15%,
alors que dans Desjardins, où les heures d’ouverture étaient déjà
limitées, elle est de 5%. «Ces
réductions dérangent le plus dans les secteurs où l’on retrouve
beaucoup de jeunes familles, comme à Breakeyville par
exemple», note Yannick Demange, secrétaire du Syndicat des
employés municipaux de Lévis (SCFP 2334). Les cols bleus de Lévis,
qui entretiennent la grande majorité des patinoires et des chalets,
ne comprennent pas ce qui motive la Ville à garder les portes
fermées à des moments d’achalandage normal.
À Québec, une manifestation en intersyndicale
a eu lieu jeudi midi pour appuyer un blitz de négociation qui
débute sur la question des troubles graves de comportement (TGC)
dans le réseau de la santé et des services sociaux. Des membres de
syndicats de la CSN (FSSS, FP), de la FTQ (SQEES, SCFP), de l'APTS
et de la CSQ (F4S, FSQ) se sont unis pour appuyer la négociation et
démontrer leur détermination à trouver un règlement satisfaisant
pour ce comité intersyndical. Les négociations portent sur la
question de la reconnaissance du travail des salarié-es oeuvrant
auprès de la clientèle ayant des TGC. La manifestation, qui se
tient devant les bureaux du ministère de la Santé et des Services
sociaux (MSSS) à Québec, a pour objectif de démontrer la résolution
des organisations syndicales à trouver un règlement intéressant
pour les milliers de travailleuses et de travailleurs qui oeuvrent
auprès de cette clientèle difficile. Les conventions collectives
des organisations syndicales représentant des salarié-es du réseau
public de la santé et des services sociaux sont entrées en vigueur
depuis bientôt deux ans. En lien avec la négociation de ces
conventions, les parties syndicale et patronale ont convenu de
discuter de diverses problématiques par le biais de comités, et ce,
une fois la négociation des conventions collectives conclue.
Le syndicat des cols bleus de la Ville de
Québec (SCFP 1638) a pris connaissance de la plus récente
invitation du maire, invitation rendue publique en fin de journée
hier (mercredi). Les cols bleus n’entendent pas participer à la
grand-messe médiatique à laquelle le maire les convie, tout en
indiquant que des négociations avec les représentants de la Ville
se déroulent aujourd’hui même. La direction syndicale des cols
bleus tient à rappeler que dès novembre 2011, elle a demandé
l’intervention du ministère du Travail dans son dossier. Depuis, en
incluant la rencontre d’aujourd’hui, 19 séances de négociation ont
eu lieu avec la Ville, le tout en présence d’une conciliatrice du
ministère. Deux autres séances sont prévues d’ici la fin du mois de
janvier et dix autres viennent d’être ajoutées au calendrier pour
les mois de février et mars. D’ailleurs, l’invitation du maire
fixée au 31 janvier, tombe la même journée qu’une rencontre de
négociation déjà prévue entre la Ville et le syndicat des cols
bleus, en présence de la représentante du ministère. Sur cette plus
récente invitation du maire, les représentants syndicaux des cols
bleus n’entendent pas réagir autrement que par ce communiqué aux
médias.
Le syndicat qui représente les agents de bord
d’Air Transat accueille avec prudence le plan qu’Air Transat a
présenté à Montréal ce matin. Jusqu’au 23 janvier, la compagnie
tient une série de réunions à Montréal, Toronto et Vancouver pour
expliquer à ses employés un plan de développement d’une flotte
d’avions à fuselage étroit constituée de B737. La compagnie propose
ce projet pour mieux contrôler ses coûts, d’une part, et assurer la
stabilité des emplois, d’autre part. La Composante d’Air Transat du
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) va l’étudier dans
les prochains jours, en fonction de l’intérêt supérieur des agents
de bord. «Nous avons tous intérêt
à ce qu’Air Transat retourne à la rentabilité et maintienne ses
emplois. Nous avons fait la preuve de notre bonne volonté cet été
en acceptant un report de trois ans de nos augmentations salariales
liées au coût de la vie», a rappelé Peter Buzzell, président
de la Composante d’Air Transat du Syndicat canadien de la fonction
publique (SCFP).
Les employés cols bleus de la Ville de
Saint-Augustin-de-Desmaures se sont dotés d’un mandat de grève. Ils
se sont prononcés par vote secret à 84% en faveur de moyens de
pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Ils
visent ainsi à accélérer la cadence d’une négociation qui piétine
après 23 séances. Sans contrat de travail depuis le 31 décembre
2011, ils sont représentés par la section locale 4795 du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP). Leur syndicat a aussi
soumis une demande de conciliation au ministère du Travail le 21
décembre dernier. Les pourparlers reprendront donc sous la
supervision d’une conciliatrice à des dates non encore déterminées.
«La négociation achoppe sur des
questions d’ancienneté, de formation et de sécurité d’emploi qui
devraient aller de soi dans le monde municipal, a expliqué
Benoit Gosselin, conseiller syndical au SCFP. Pourtant, lors du dernier renouvellement de
convention collective en 2006, le syndicat avait fait des efforts
particuliers pour aider la Ville dans le contexte de défusion. La
Ville avait promis un retour de balancier à la prochaine
négociation; nous y sommes et nous entendons que cette parole soit
honorée.»
Les employés de l’ensemble des universités
québécoises vont demander que le mandat du vérificateur général du
Québec soit élargi aux établissements universitaires québécois.
C’est là une des mesures qui sera proposée par les employés de
soutien membres du Conseil provincial du secteur universitaire
(CPSU, affilié au SCFP) lors des séances du Sommet sur
l’enseignement supérieur jeudi et vendredi à Sherbrooke. Rappelons
que la rencontre de Sherbrooke portera sur la situation financière,
le mode de financement et la gouvernance des universités, notamment
quant à leur reddition de comptes, à la transparence et à la place
relative des représentants du milieu et de la communauté
universitaire dans leurs structures. Une course à l’étudiant Le personnel de
soutien des universités critique la formule de financement actuelle
des universités. Le mode de financement à l’étudiant, explique la
présidente du CPSU Carole Neill, «entraîne une compétition malsaine entre les
universités, une course à l’effectif étudiant qui mène les
établissements à établir des programmations de cours pour servir
cette quête de "clientèle". Il entraîne aussi une expansion du parc
immobilier, souvent injustifiée et néfaste pour le contribuable.
Tout cela sans mentionner les sommes faramineuses dépensées en
campagnes publicitaires.»Rendre des comptes Quand vient le temps
de rendre des comptes, les universités québécoises confient
systématiquement leurs vérifications aux deux mêmes firmes et cela
depuis des années. «En fait,
précise Carole Neill, cinq firmes sont invitées à soumettre leurs
services, mais pour toutes les universités du Québec, ce sont
toujours les deux mêmes firmes qui reviennent à tour de rôle. Comme
il s’agit pour l’essentiel d’argent public, nous demandons que le
mandat du vérificateur général soit élargi pour couvrir les
universités.»
Le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) est en deuil d’un de ses membres, mort dans l’accident de
travail survenu au port de Matane lundi. Normand Gauthier, âgé de
54 ans, a perdu la vie lors de manœuvres de chargement de ballots
de pâte à l’aide d’une grue. Rappelons qu’en mai 2010, un autre
travailleur avait perdu la vie au même port dans des circonstances
similaires. «Ce décès est
d’autant plus dur à comprendre et à accepter que c’est le deuxième
au port de Matane en moins de trois ans. Les enquêtes sont en cours
et il ne faut pas sauter aux conclusions. Mais chose certaine, nous
allons effectuer un suivi très serré des conditions de
santé-sécurité et de la formation dispensée aux travailleurs du
port de Matane. Nous allons aussi veiller à ce que les
recommandations découlant des enquêtes soient appliquées à la
lettre», a déclaré Yanick Proulx, conseiller syndical au
SCFP.
Privilégiés par le gouvernement Harper, les
scénarios de nouveau pont Champlain en partenariat public-privé
(PPP) pourraient coûter plus du double par rapport au mode public.
Ce matin, l’ingénieur civil René Therrien a présenté une solution
publique estimée à 1,7 milliard de dollars, au lieu des 5 ou 6
milliards qui circulent pour les projets en PPP. Le projet de M.
Therrien, expliqué également au www.solutionpontchamplain.com,
serait aussi le plus écologique, notamment parce qu’il
réutiliserait l’ensemble de la structure métallique, toujours
saine, du pont actuel. Basé sur la construction de chaussées
parallèles à la structure existante, il permettrait même d’éliminer
pratiquement les embouteillages pouvant découler des travaux. Le
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui possède une
expertise considérable en matière de PPP, s’intéresse vivement à
cette avenue.
Les 34 employés municipaux cols blancs et cols
bleus de la municipalité de Brownsburg-Chatham, dans les
Laurentides, ont un nouveau contrat de travail. L’entente couvre la
période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2016, pour un total de
sept ans. Les augmentations salariales annuelles négociées sont de
3% pour l’année 2013 et de 2% pour chacune des six autres. La
section locale 4487 du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) a négocié pour les chauffeurs-opérateurs un rattrapage
salarial d’un dollar de l’heure par an pour quatre ans.
«L’entente prévoit aussi des
ajustements qui découlent du maintien de l’équité salariale. Pour
les emplois visés par l’équité salariale, cela se traduit par des
augmentations allant de 1,70 à 2,78$ de l’heure», a expliqué
Bruno Tremblay, conseiller syndical au SCFP. «Le processus de négociation a été
relativement long. Nous avons utilisé les services de conciliation
de la Commission des relations du travail. Mais les efforts de tout
le monde ont porté fruit, et nous avons maintenant une entente
satisfaisante pour les deux parties jusqu’en 2017», selon
Stéphane Lemay, président du SCFP 4487.