Les mécaniciens en bâtiment de l’Université de
Montréal ont adopté une nouvelle convention collective réglant un
important litige. 100% d’entre eux l’ont approuvée en assemblée
générale ce mercredi. Leur syndicat a réussi à annuler l’abolition
de plusieurs postes et un chamboulement des horaires. Ainsi, une
bonne protection des bâtiments et équipements de l’université sera
assurée. Ces employés agissent en effet comme premiers répondants
lors d’incidents touchant l’électricité, la plomberie, le gaz, le
chauffage, etc. Plus tôt cet automne, le Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP) avait sonné l’alarme sur cette question de
l’organisation du travail. Le syndicat craignait une aggravation
des pannes et incidents techniques faute d’une présence suffisante
des quelque 18 mécaniciens en bâtiment. Il avait donné en exemple
la panne informatique majeure de cinq jours qui a gravement
perturbé la rentrée en août dernier.
La division québécoise du Syndical canadien de
la fonction publique (SCFP-Québec) invite ses membres et l’ensemble
de la population à donner généreusement à l’occasion de la Grande
guignolée des médias. Le secrétaire général du SCFP-Québec, Denis
Bolduc, s’inquiète de l’augmentation constante de la fréquentation
des banques alimentaires à travers le Canada. «L’étude annuelle de Banque alimentaire Canada
dévoilée en octobre dernier démontre une augmentation de 2,4% du
nombre de Canadiens qui ont fréquenté une banque alimentaire en
mars 2012, par rapport à l’année précédente.» Au Québec,
plus de 150,000 personnes par mois ont recours aux banques
alimentaires. «C’est beaucoup
trop», dénonce la présidente du SCFP-Québec, Lucie
Levasseur.
Après le printemps érable et à la veille du
fameux Sommet sur l'éducation post-secondaire prévu pour février
2013, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne
annonce des compressions abruptes dans les universités québécoises.
Les employés de soutien des institutions universitaires
s’inquiètent particulièrement. Déjà, depuis plusieurs années, ils
ont vu l’effectif étudiant augmenter, de même que le nombre de
professeurs. Pourtant, le nombre d’employés de soutien a stagné
dans le meilleur des cas et a diminué dans les pires. «Cette réalité du problème de surcharge de
travail à laquelle sont confrontés les employés de soutien est trop
souvent ignorée. Viser le déficit zéro dans ce contexte, comme veut
le faire le gouvernement Marois, est inquiétant», a indiqué
Carole Neill, présidente du Conseil provincial du secteur
universitaire (CPSU) du Syndicat canadien de la fonction publique.
Carole Neill a participé à la première rencontre préparatoire sur
le thème de la qualité de l’enseignement supérieur la semaine
dernière à l’Université Laval. Elle a justement abordé le problème
du manque sévère de personnel de soutien dans les universités
québécoises.
Les employés de la municipalité de Sayabec
dans la Matapédia viennent de renouveler leur convention collective
pour une période de 6 ans, soit du 1er janvier 2012 au 31 décembre
2017. Le nouveau contrat prévoit des augmentations salariales de
15,75 % sur l'ensemble des 6 années avec une clause de protection
au cas où l’IPC serait supérieur à l’accroissement prévu.
«Les discussions se sont étalées
de l'été à l’automne 2012 et se sont très bien déroulées. Les
relations de travail développées à Sayabec au cours des dernières
années nous ont permis d’avoir des discussions productives»,
a indiqué Yanick Proulx, conseiller syndical au SCFP. La convention
collective améliore aussi la sécurité à la retraite des
travailleurs avec l'implantation du Régime de Retraite à
Financement Salarial de la FTQ. De plus, les travailleurs ont
obtenu un engagement de la part de l’employeur de vérifier les
coûts du contrat de déneigement des rangs fait à l’externe avec les
coûts pour ce même travail fait à l'interne avant le prochain
renouvellement.
À Québec, les deux opérateurs de surfaceuse
Zamboni qui ont été récemment la cible de propos incendiaires du
maire Régis Labeaume ont chacun déposé une plainte pour harcèlement
psychologique au travail. Ces deux plaintes, en fait deux griefs,
ont été déposées à la direction des ressources humaines de
l’arrondissement des Rivières de la Ville de Québec. Le dépôt de
ces deux griefs devrait normalement enclencher une enquête interne
à la Ville de Québec. Notons qu’il s’agit de deux griefs
individuels et non d’un grief syndical, c’est-à-dire que les deux
griefs ont été signés par les plaignants eux-mêmes. En résumé, le
harcèlement psychologique au travail est défini comme «une conduite vexatoire qui se manifeste par
des comportements, des paroles ou des gestes hostiles ou non
désirés portant atteinte à la dignité ou à l’intégrité
psychologique ou physique d’un salarié et rendant le milieu de
travail néfaste.» Pour mémoire, rappelons que le maire de la
Ville de Québec avait fait des déclarations virulentes et répétées
visant les deux employés cols bleus. Il avait notamment qualifié
les employés de «menteurs». Entre autres, il avait
dit: « Comme tout le monde de
Québec, y’ a personne qui les croit. Ils nous prennent pour des
idiots. Ils nous prennent vraiment pour des cons!» La
direction syndicale des cols bleus avait d’ailleurs vivement réagi
aux propos du maire, les qualifiant d’indignes de sa fonction.
Afin de souligner la Journée internationale
des personnes handicapées, le SCFP lance une campagne de
sensibilisation aux droits qu’ont tous les travailleurs: le droit
au respect, le droit à la dignité et le droit à ce que leur
employeur s’adapte à leur handicap. Cette campagne, intitulée
«Solidaires et capables»,
aidera les membres du SCFP à travers le Canada à comprendre ce
qu’est un handicap et ce que peut faire l’obligation
d’accommodement pour simplifier la vie au travail. L’obligation
d’accommodement est une responsabilité de l’employeur enchâssée
dans la loi canadienne. Au fil des prochains mois, un membre du
Groupe de travail national du SCFP des personnes ayant un handicap,
qui est à l’origine de cette campagne, présentera de nouvelles
informations afin de vous sensibiliser aux problèmes des handicapés
et à l’obligation d’accommodement. Cette campagne visera aussi à
tisser des liens avec les organismes de protection des droits des
personnes ayant un handicap. Enfin, elle fournira des outils pour
la négociation et la gestion de nos conventions collectives, de
manière à ce que les droits de nos membres ayant un handicap soient
bien compris et respectés.
Les employés des Centres d’hébergement et de
soins de longue durée (CHSLD) œuvrant directement avec les usagers
vont obtenir des primes au cours des deux prochaines années. Les
préposés aux bénéficiaires, infirmières, infirmières auxiliaires,
etc., pourront toucher jusqu’à 900$ en primes au cours des deux
prochaines années. Une entente à cet effet est intervenue lundi
dernier (26 novembre) entre le gouvernement du Québec et le
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ainsi que deux
autres syndicats concernés (SQEES-298 et CSN). Elle découle de la
lettre d’entente numéro un issue de la dernière négociation
collective du secteur public, conclue en juin 2010. Cette lettre
d’entente prévoyait un budget de huit millions de dollars pour des
mesures de rétention et d’attraction de la main-d’œuvre. De ces
huit millions, cinq serviront au versement des primes: 180$ par
employé pour chaque tranche de 750 heures travaillées, pour un
total possible de 900$. Le reste du budget financera la formation
du personnel de même que des projets d’organisation du travail qui
amélioreront l’efficacité des services dispensés. «La tâche s’alourdit constamment d’année en
année pour le personnel des CHSLD. Ces primes sont un pas dans la
bonne direction pour une meilleure reconnaissance du travail
difficile et vital accompli par les travailleuses et travailleurs
des établissements», selon Michel Jolin, secrétaire général
du Conseil provincial des affaires sociales du SCFP, qui représente
environ 8000 employés visés par les primes. Le SCFP a par ailleurs
lancé une vaste campagne de valorisation des employés de soutien du
réseau de la santé et des services sociaux: les «périsoignants».
Tous les détails de la campagne sont disponibles au
www.perisoignants.com.
C’est à 91,7% que les quelque 600 agents de
maîtrise de Telus, affiliés au Syndicat canadien de la fonction
publique, ont approuvé l’entente de principe conclue le 8 novembre
avec leur employeur. Travaillant sur la totalité du territoire
québécois, les agents de maîtrise se sont prononcés sur leur
nouveau contrat de travail lors d’assemblées tenues dans l’ensemble
des régions. Les deux tiers des syndiqués ont ainsi participé au
vote secret sur ce nouveau contrat de travail entre le 19 et le 28
novembre. Le principal enjeu de ces négociations était la
rémunération. À ce chapitre, la nouvelle entente prévoit des
augmentations salariales de 3% en 2012, et 2% par année de 2013 à
2016 inclusivement. De plus, un processus de progression salariale,
reliée à la performance, sera mis en place à compter de 2014.
D’autre part, les prestations supplémentaires de maternité passent
de 75% à 95% du salaire des futures mamans. Enfin, les parties ont
également réglé des dossiers importants en litige depuis quelques
années, entre autres concernant le recours à la sous-traitance et
des questions liées à l'accréditation syndicale.
«On ne
s’étonnera pas de voir que les secteurs public et parapublic ne
sont plus attrayants pour de nombreux travailleurs et travailleuses
du Québec. Avec des salaires accusant en général un retard de 16,4%
par rapport au secteur privé syndiqué, on comprendra facilement que
les chercheurs d’emploi se tourneront plutôt du côté du privé que
du public. Les personnes qui prennent soin des malades dans les
établissements de santé et celles qui s’occupent des enfants dans
les écoles méritent davantage.» C’est ainsi que le président
de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ),
Michel Arsenault, a réagi à la publication du rapport sur la
comparaison de la rémunération des salariés des secteurs public et
parapublic publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du
Québec (ISQ). Les données de l’ISQ indiquent que, par rapport à
l’ensemble des autres salariés québécois, syndiqués et non
syndiqués, les salaires au public et au parapublic sont inférieurs
de 11,2% et la rémunération globale, salaires et avantages sociaux
confondus, de 6,1%.
Le président du Syndicat des cols bleus de
Montréal, Michel Parent et le nouveau maire de Montréal, Michael
Applebaum ont finalement signé l’entente globale qualifiée
d’historique survenue le 11 octobre dernier. La signature a été
retardée à cause des changements à la direction de la Ville.
L’entente porte sur le régime de retraite des quelque 5 000
employés cols bleus et sur le renouvellement de la convention
collective pour une période de cinq ans. «D’emblée, nous avions reconnu les problèmes
de financement de notre régime de retraite et avons décidé de nous
y attaquer. Nous nous étions engagés à réduire les coûts de façon
substantielle et à prendre en charge notre régime. Les cols bleus
livrent aujourd’hui la marchandise. Le renouvellement de la
convention collective pour 5 ans et ce, avant son échéance, est une
autre première», a précisé le président du Syndicat, M.
Michel Parent. «Après plus de
dix-huit mois de négociation, des décisions difficiles ont été
prises. Je suis particulièrement fier des cols bleus qui, de façon
responsable, ont décidé d’appuyer largement l’entente. À l'avenir,
nous souhaitons continuer à travailler en collaboration avec la
Ville, à chercher des solutions, et non la confrontation», a
ajouté M.Parent. «Cette entente
marque un développement historique dans nos relations de travail
avec le Syndicat des cols bleus et nous permet d’atteindre
plusieurs objectifs à la fois. Je souhaite que ce règlement
devienne un standard et puisse tracer la voie à suivre dans nos
discussions avec les autres syndicats et associations qui
représentent nos employés municipaux», a déclaré le maire
Applebaum.