Les cols bleus de Montréal ont paraphé ce
matin l’entente intervenue entre le syndicat et l’arrondissement du
Sud-Ouest à l’issue des négociations sur les 17 points de
compétence locale de la convention collective des cols bleus. Après
cinq années de négociation, le président du Syndicat des cols bleus
regroupés de la Ville de Montréal, Michel Parent, se réjouit du
règlement. «Nous avions demandé
l’intervention du ministère du Travail pour tenter de faire
débloquer la négociation. Malgré cela, les parties ont décidé
d’entreprendre un blitz de négociation le printemps dernier ce qui
a finalement permis de régler les principaux enjeux. Cette entente
assurera des services collés aux besoins des citoyennes et citoyens
de l’arrondissement du Sud-Ouest». Parmi les éléments de
l’entente, nous retrouvons les points suivants: - La mobilité des
employés selon les saisons et les besoins opérationnels tout en
respectant l’ancienneté et le choix des fonctions par les employés;
- l’introduction de nouveaux horaires de travail afin de répondre
aux besoins opérationnels de l’arrondissement; - la description du
fonctionnement et des règles du comité local de santé et de
sécurité au travail; - l’engagement de la direction à transmettre
les documents et l’information dans un souci de transparence.
Après plusieurs rencontres de négociation, la
section locale SCFP-4986 en est venue à une entente avec la
municipalité de Montebello. Les parties ont signé la première
convention collective pour cette unité qui comporte les
municipalités de Montebello, Duhamel et Papineauville. Jonathan
Charlebois, vice-président syndical du local 4986 à Montebello se
dit très satisfait du résultat de la négociation. «Ce premier contrat de travail collectif
établit des bases solides de respect et met la table pour les
relations de travail à avenir. Avec cette entente, nos membres sont
gagnants et les citoyens aussi.» Par exemple, la convention
prévoit des horaires flexibles pour diverses activités dans le but
d’améliorer le service aux citoyens. L’entente, d’une durée de
trois ans, comporte des clauses de protection d’emploi pour
l’ensemble des membres et des modifications qui reconnaissent
l’ancienneté à la date d’embauche. Parmi les autres gains,
mentionnons la reconnaissance et l’implantation d’une grille
salariale comportant des ajustements moyens de 3,5% et une
augmentation de 2,5% pour les années 2012 et 2013. Une sixième
semaine de vacances a été obtenue et les avantages mentionnés à la
convention collective sont reconnus au prorata pour tous les
statuts d’employés.
À Toronto aujourd’hui, six mois après avoir
choisi de se syndiquer et de joindre le Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP), les agents de bord des lignes aériennes
Sunwing s’assoient avec l’employeur pour négocier leur première
convention collective. «Nous
avons espoir d’arriver à une bonne entente. Nous nous attendons à
une saine collaboration de la part de l’employeur», a
indiqué Caroline Bédard, conseillère syndicale au SCFP, et
d’ajouter «notre but est de
relever les conditions de travail de nos agents de bord au niveau
des standards de l’industrie de l’aviation.» Au mois de mars
dernier, dans le cadre d’un scrutin dirigé par le Conseil canadien
des relations industrielles (CCRI), les quelques 700 agents de bord
ont voté en faveur de leur adhésion au SCFP. Depuis
l’accréditation, la section locale s’est occupée à s’organiser, se
former et à se structurer. Le comité de négociation du côté
syndical est composé de huit représentants provenant de chacune des
cinq bases de la compagnie aérienne: Vancouver, Calgary, Toronto,
Montréal et Québec, «afin de
faciliter les communications et de garder l’ensemble des membres au
parfum», d’expliquer Caroline Bédard.
Plus de 80 personnes syndiquées avec le SCFP
et employées par la Commission scolaire de l'Or et des Bois de
Val-d’Or ont participé à une journée de formation très attendue.
Les salariés qui travaillent pour les services de garde de la
commission scolaire ont eu une formation afin d’aiguiser leurs
connaissances et leurs aptitudes en animation de jeux dans la cour
d’école et dans le gymnase. Gaétan Gignac, président de la section
locale SCFP-1366 est fier du succès de cette journée et de
l'accomplissement de ce projet innovateur. «On en parlait depuis longtemps dans le
Comité de relations de travail (CRT) avec l’employeur. On a
encouragé nos membres à être présents en grand nombre et ils ont
répondu à l’appel avec enthousiasme.» Les participants ont
entendu plusieurs intervenants lors de la journée de formation dont
une kinésiologue, un conférencier sur les saines habitudes de vie
de Québec en forme et le personnel du service éducatif en service
de garde de la Commission scolaire.
Un nouveau guide du Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP) invite les municipalités à faire preuve de
prudence si elles envisagent de recourir aux partenariats
public-privé pour financer leurs infrastructures publiques. La
conclusion de l’auteur John Loxley, professeur d’économie à
l’Université du Manitoba, est claire: «Les municipalités doivent se méfier des PPP.
Ils ne sont pas la meilleure option». Le document de
référence Poser les bonnes
questions – Un guide à l’intention des municipalités qui envisagent
les PPP soulève des questions importantes sur la protection
des services publics. Il fournit aussi des réponses qui permettront
aux municipalités de prendre de bonnes décisions dans l’intérêt
général. «Au SCFP, nous sommes
convaincus que les projets d’infrastructures réalisés en PPP ne
sont pas avantageux pour les municipalités et leurs citoyens. À la
lecture de ce guide, les maires et les conseillers municipaux
tentés de succomber au chant des sirènes pro-privatisation,
conviendront que les PPP n’offrent pas les bénéfices avancés par
les promoteurs de ce modèle», a affirmé le président
pancanadien du SCFP, Paul Moist.
Une centaine de cols bleus de la Ville de
Terrebonne ont manifesté devant l’édifice où avait lieu l’assemblée
publique du conseil municipal de la Ville de Terrebonne lundi soir
afin d’alerter les contribuables aux mauvaises pratiques de gestion
des administrateurs de la municipalité. Spécifiquement, le syndicat
a profité de l’assemblée publique de la Ville afin de poser
quelques questions aux conseillers sur le financement de la
construction et de la gestion des complexes sportifs. «En tant qu’organisation syndicale, nous
avons à cœur la bonne gestion de la municipalité, c’est pourquoi
nous sommes préoccupés par les décisions de la ville à l’égard des
complexes sportifs et de la sous-traitance. C’est notre devoir d’en
faire part à la population. C’est leur argent après tout», a
indiqué Denis Renaud, président du Syndicat des cols bleus de la
Ville de Terrebonne. Dans le cas des complexes sportifs, la Ville
emploie le modèle du partenariat public-privé(PPP) avec un
organisme à but non lucratif (OBNL) qui sert de paravent pour leur
construction. La Ville a adopté le mode PPP-OBNL sans toutefois
pouvoir en démontrer les avantages. Les contribuables de plusieurs
municipalités québécoises, qui par le passé avaient adopté ce
modèle, peuvent en démontrer les sérieux désavantages. «Le problème avec ce modèle est que les OBNL
ne sont pas soumis aux mêmes règles que les municipalités. Le
partenaire privé n’est pas systématiquement tenu de procéder par
appels d’offres. Le manque de transparence des contrats et leur
rigidité favorisent la collusion. Et, comme il s'agit d'organismes
privés, l'information sur l'utilisation de l'argent des
contribuables n'est plus facilement accessible», a expliqué
Pierre-Guy Sylvestre économiste pour le SCFP. «Or, pour
améliorer la bonne gouvernance, la transparence des organisations
municipales doit être plus grande.»
La politique énergétique canadienne doit aller
au-delà des exportations pétrolières. Elle devrait d’abord porter
sur la production d’énergie propre et publique. Voilà l’un des
principaux messages que lance le président national du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP), Paul Moist, aux ministres
fédéral et provinciaux de l’Énergie, qui se réunissent à
Charlottetown pour quelques jours. Dans une lettre envoyée plus tôt
à tous les ministres fédéral et provinciaux de l’Énergie, Paul
Moist insiste sur le fait que les gouvernements doivent accorder
plus d’importance à la sécurité énergétique du pays et au
développement d’énergies propres et publiques: «Une économie durable doit se fonder sur plus
que l’exportation directe de nos ressources naturelles: notre
propre sécurité énergétique devrait avoir priorité. Investissons la
richesse que génèrent nos ressources naturelles dans un réseau
énergétique public durable, économiquement et
écologiquement.» Le président pancanadien du SCFP soulève
aussi, dans sa lettre, l’importance de produire de l’énergie propre
et publique: «Pour bâtir une
infrastructure énergétique du 21e siècle, il faut des emplois verts
durables. Pour le Canada, l’énergie du 21e siècle, c’est une
priorité accordée aux réseaux est-ouest de transport de
l’électricité (tout en respectant les compétences provinciales et
locales, ainsi que les communautés autochtones), au développement
durable dans la production énergétique et à l’investissement dans
les nouvelles technologies qui permettront de réduire la
consommation énergétique. Cela implique de bâtir une infrastructure
énergétique publique qui soutiendra les nouvelles technologies et
les modes innovants d’utilisation de l’énergie déjà créée.»
Les célèbres bornes fontaines de Mascouche
seront déneigées par les cols bleus syndiqués l’hiver prochain… et
à meilleur coût. En effet, les neuf soumissions reçues par la Ville
ont toutes été rejetées et le conseil municipal a décidé de
rapatrier le travail en régie et de le confier à ses employés
syndiqués. Après plusieurs rencontres entre les parties patronale
et syndicale, le président du syndicat des cols bleus de Mascouche,
affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Serge
Prairie, se réjouit de cette décision. Les équipements serviront 12
mois par année et seront la propriété de la Ville et non une
location auprès du Centre de gestion de l’équipement roulant
(CGER), donc un autofinancement. «C’est le bon sens même, notre monde est déjà
affecté au déneigement des édifices et des abribus. Surtout après
toutes les controverses suscitées par les contrats externes, je
pense que toute la population peut se réjouir de voir que le
travail sera maintenant fait par les employés municipaux.» À
650$ l’unité, le coût exorbitant du déneigement des 1303 bornes
d’incendie confié à l’entrepreneur Normand Trudel, qui le
sous-traitait de nouveau à un autre entrepreneur, a défrayé les
manchettes à plus d’une occasion dans les dernières années.
Malheureusement, les partis politiques se
présentant dans l’élection qui vient de prendre fin ne se sont pas
exprimés suffisamment sur l’importante question du financement de
la retraite et de la pauvreté chez les retraités. En ce lendemain
d’élection, les élus du SCFP seront dans la région du Saguenay-
Lac-Saint-Jean pour aborder ces sujets directement avec la
population. Le passage des élus du SCFP s’inscrit dans le cadre
d’une campagne plus vaste qui les mènera dans toutes les régions du
Québec afin de sensibiliser les gens à cette question fort
importante, mais fort complexe. Les dirigeants du SCFP seront
disponibles pour les médias, le 5 septembre prochain, en personne à
Jonquière ou par téléphone. «La
question du financement de la retraite est un enjeu social de
première importance», explique Lucie Levasseur, présidente
du SCFP-Québec. «Le mouvement
syndical fait de cet enjeu le combat de l’heure!»Suite de la campagne
publique Le printemps dernier, des dizaines de milliers de
Québécois ont entendu ce message à la radio : «C’est facile de dire n’importe quoi sur le
déficit de certaines caisses de retraite. C’est une question
complexe… Les travailleurs se sont payé ces régimes. Ils l’ont fait
parce que les rentes du Québec sont insuffisantes.»
Paul Moist, président national du Syndicat
canadien de la fonction publique, demande au gouvernement Harper de
convoquer un sommet national sur les régimes de retraite. À la
veille de la fête du Travail, Paul Moist soutient qu’il est temps
que le gouvernement fédéral rassemble des représentants du milieu
des affaires, des syndicalistes et des universitaires pour discuter
de la réalité des 11 millions de Canadiens qui n’ont aucun régime
de retraite au travail. «Le
problème de la sécurité du revenu de retraite est une crise
nationale, affirme Paul Moist, et nous devons organiser un sommet
national sur la question pour trouver de vraies réponses. Il y a
longtemps que tous les aspects de cet enjeu critique de politique
publique auraient dû être abordés par tous les
intervenants.» Le SCFP prône une vision plus juste et
équitable, soit doubler les prestations du Régime de pensions du
Canada de façon progressive ce qui permettrait de fournir un régime
de retraite universel, à un niveau de revenu acceptable. Cette
mesure graduelle permettra à terme à tous les Canadiens de toucher
50 pour cent de leur revenu d’avant la retraite en prestations du
RPC, au lieu de l’actuel niveau insuffisant de 25 pour cent.
Dernièrement, l’Institut CD Howe – habituellement plutôt d’accord
avec les politiques du gouvernement conservateur – a déclaré que le
projet de régime de pension agréé collectif proposé ne
fonctionnerait pas et a demandé au gouvernement de revoir son plan.
«En ce moment, chez les
employeurs et certains gouvernements, la tendance est à l’abandon
des vrais régimes de retraite en faveur de régimes d’épargne dilués
qui n’offrent que peu ou pas de sécurité à la retraite car ce ne
sont pas du tout de vrais régimes de retraite, croit M. Moist. Mais
il est de plus en plus clair que nous avons besoin d’une nouvelle
vision. Nous sommes prêts à collaborer avec les gouvernements
fédéral et provinciaux pour bonifier les régimes de retraite
publics et permettre à tous de prendre leur retraite dans la
dignité.»