En annonçant son intention de réduire le
nombre d’agents de bord sur les avions gros porteurs, le
gouvernement conservateur de Stephen Harper fait passer les profits
des entreprises avant la sécurité des passagers, croient le
président national du SCFP Paul Moist et le président de la
Division du transport aérien du SCFP Michel Cournoyer. «L’exemption du ratio d’un agent de bord pour
50 passagers accordé à WestJet le 6 mai est dangereux», a
déclaré M. Moist. «En plus, il
n’est que la pointe de l’iceberg, car le gouvernement Harper est
maintenant prêt à modifier les règlements pour toutes les
compagnies aériennes et à risquer la sécurité de tous leurs
passagers.»«En plus de
fournir d’excellents services aux passagers, les agents de bord
sont des professionnels de la sécurité», a précisé Michel
Cournoyer. «À bord, ces femmes et
ces hommes sont des pompiers, des policiers et des infirmiers. En
situation d’urgence, tous les agents de bord jouent un rôle
essentiel pour la sécurité des passagers.» En 2006, le
ministre fédéral des Transports de l’époque, Lawrence Cannon, avait
décidé de maintenir le ratio agents de bord-passagers à 1 pour 40
pour les gros porteurs parce que, disait-il, «le gouvernement conservateur reconnaît
l’importante contribution des agents de bord, surtout en cas
d’évacuation d’urgence». Hier, le gouvernement a accordé à
WestJet une exemption du ratio 1 pour 40 et a souligné qu’il
comptait modifier les règlements pour tous les transporteurs.
Le comité de santé et sécurité de la Société
de transport de Montréal (STM), un comité paritaire entre
l’employeur et le Syndicat CAOMSC, a reçu un prix international
samedi dernier pour son programme Sécuribus II. Sécuribus II vise à
améliorer la sécurité des chauffeurs d’autobus en donnant des
formations qui ont pour but d’aider les employés à mieux cerner les
clients problématiques et désamorcer des situations conflictuelles.
«Ce prix est une belle marque de
reconnaissance et nous l’apprécions, mais il y a encore beaucoup de
travail à accomplir. On n'a qu'à se rappeler l’événement malheureux
qui s’est produit fin avril à bord d'un de nos autobus», a
signalé Denis Vaillancourt, président du Syndicat CAOMSC.
Autres pratiques à
améliorer Les événements du mois d’avril ont démontré
l’importance d’avoir des caméras en fonction dans tous les autobus,
en commençant par les véhicules qui assurent le service de nuit.
La privatisation d'une partie de la collecte
des ordures par la Ville de Québec en 2010 pourrait coûter cher à
l'administration municipale. On apprend que pour la période allant
du 1er avril 2010 au 4 mai 2013, la Ville pourrait devoir verser
plus de cinq millions de dollars en dédommagement, soit 5 317
141,60 $, en plus de remettre annuellement 75 164 heures de travail
en tâches confiées aux cols bleus. C'est en résumé ce qu'a plaidé
ce matin le procureur du syndicat des cols bleus (SCFP 1638) devant
Me Denis Gagnon, arbitre du Travail. Rappelons qu'en octobre, le
même arbitre avait conclu que le contrat de travail n'avait pas été
respecté par la Ville. Il avait alors demandé aux deux parties,
patronale et syndicale, de s'entendre sur le dédommagement. Les
parties ne sont pas arrivées à s'entendre. C'est pourquoi elles se
sont retrouvées devant le même arbitre pour qu'il décidé du
correctif. Le président du syndicat des cols bleus, Marc-André
Dufour, rappelle qu'en 2010, «les
cols bleus avaient prévenu la Ville de ne pas privatiser la
collecte des ordures. Nous avions même dénoncé cette décision par
des annonces à la radio, fait valoir le leader syndical.
C'était une décision irréfléchie
de la part de la Ville. C'est très facile de faire miroiter aux
citoyens des supposées économies avec la privatisation. Mais on ne
peut pas faire ça au mépris de sa propre signature. Un contrat,
c'est un contrat. Quand on appose sa signature, on doit la
respecter, sinon il n'y a plus rien qui tient.»
Le gouvernement conservateur a déposé lundi
soir à Ottawa un projet de loi de mise en œuvre du budget 2013 qui
donne au Conseil du trésor de vastes pouvoirs pour intervenir dans
la négociation des conventions collectives. Le cabinet Harper
imposerait dorénavant le cadre de négociations des conditions de
travail pour les employés syndiqués au sein des sociétés de la
Couronne, dont la Société Radio-Canada (SRC) - une autre atteinte à
la libre négociation. «Harper
ouvre carrément une brèche dans la liberté de négociation. C’est
une brèche dangereuse qui remet en question des libertés
fondamentales protégées par la Charte canadienne des droits et
libertés : la liberté d’association et le droit de
négociation», a déploré Isabelle Doyon, présidente du
syndicat des employés de bureau et professionnels de
Radio-Canada(SCFP 675). L’indépendance de Radio-Canada est aussi
imbriquée dans la Loi sur la radiodiffusion. Le diffuseur public
est l’organe culturel le plus important au pays. Son indépendance
de tous les gouvernements, peu importe le parti au pouvoir, est
déterminante dans l’accomplissement de son mandat.
Environ 200 ouvriers spécialisés du secteur
public ont manifesté mardi, à Montréal, pour accentuer la pression
sur le Conseil du trésor afin que puissent se boucler les travaux,
amorcés en 2010, sur les problèmes de rareté de main-d'oeuvre dans
les réseaux de l'éducation et de la santé et des services sociaux
ainsi que dans la fonction publique. Ils désirent notamment que des
correctifs salariaux soient apportés afin de combler les écarts
grandissants entre les salaires accordés dans le secteur privé et
ceux du secteur public. Ainsi, un électricien gagne en moyenne 22 $
l'heure dans le secteur public, alors que le salaire moyen au privé
se situe à 33 $. Pour les menuisiers, les machinistes et les
mécaniciens, les salaires du secteur privé accusent également un
retard de 11 $ l'heure comparativement au privé. Pour les
représentants syndicaux, cet écart salarial explique en grande
partie les difficultés de recrutement que vivent les établissements
publics des réseaux de l'éducation et de la santé et des services
sociaux. «Avec des salaires aussi
bas, plus personne ne veut travailler dans le secteur public. Les
directions doivent avoir recours à des sous-traitants, à des coûts
faramineux. Il est urgent qu'on règle la question de la
rémunération des ouvriers spécialisés : nous pourrons ainsi
conserver l'expertise dans le réseau public et économiser des
sommes importantes en cessant de faire constamment appel à des
sous-traitants au moindre petit problème», ont déclaré les
porte-parole des différentes organisations: FTQ (SQEES-298, SCFP,
SEPB et UES-800), CSQ (FPSS-CSQ et FPSES-CSQ, SFPQ et CSN (FSSS-CSN
et FEESP-CSN).
La négociation des brigadiers scolaires de la
Ville de Montréal est toujours dans l’impasse. L’employeur refuse
toujours de leur accorder les mêmes congés fériés du temps des
fêtes qu’à tous les autres groupes de salariés de la Ville. L’ajout
de ces congés permettrait d’améliorer leur admissibilité à
l’assurance-emploi, dans le contexte du saccage du régime par le
gouvernement Harper. En février dernier, le Syndicat canadien de la
fonction publique (SCFP), qui les représente, avait déploré cet
impact particulier du saccage. En effet, les brigadiers scolaires
risquent d’être forcés de quitter leur emploi pour un autre moins
bien payé, voire payé au salaire minimum. Ils risqueraient aussi de
se retrouver sans prestations d’assurance-emploi pendant plusieurs
semaines. Conséquemment, le SCFP a demandé l’intervention d’un
conciliateur de la Commission des relations du travail du Québec.
La première réunion de conciliation aura lieu le 21 mai prochain.
Les 80 débardeurs du port de Baie-Comeau se
joignent à la famille du Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP). Lundi, le SCFP a déposé une requête en accréditation
syndicale auprès du Conseil canadien des relations industrielles.
«C’est une excellente nouvelle
pour ces débardeurs et pour l’ensemble des débardeurs du Québec.
C’est le dernier port du Saint-Laurent à être accrédité. Ensemble,
nous sommes mieux positionnés pour défendre nos conditions de
travail, échanger sur nos façons de faire et partager les dossiers
en santé et sécurité, une question majeure dans notre
secteur», a indiqué Mario Lamy, porte-parole de l’Alliance
des débardeurs du Saint-Laurent. Donner l’exemple pour d’autres De
nouveaux ports privés ont fait leur apparition sur la Côte-Nord
depuis que le programme de développement économique des régions
nordiques, le Plan Nord, a été annoncé.
Le 28 avril est le Jour de deuil international
pour les travailleurs décédés ou blessés au travail. Des
travailleurs de partout au pays et d’ailleurs dans le monde se
réunissent à la mémoire des personnes qui ont été tuées et blessées
au travail. Au Québec en 2012, 211 travailleurs ont perdu leur vie
en la gagnant. Les syndicats SCFP d’Hydro-Québec ont tenu une
cérémonie commémorative pour souligner l’occasion et ont inauguré
le nouveau monument pour les travailleurs décédés, érigé dans le
hall d’entrée de leur bureau montréalais, au 1010 de Liège. La
célébration était animée par l’aumônier Raymond Gravel. Ils ont
rendu un hommage particulier à Claude Picard, décédé lorsque le
poteau électrique sur lequel il travaillait s’est effondré à
Saint-Félix-de-Valois ainsi qu’à Romain Fortin et Serge Tremblay,
deux monteurs décédés dans un accident de la route. Une initiative du SCFP En 1984, les
membres du Comité national de santé et de sécurité du SCFP
recommandaient la création d'une journée nationale à la mémoire des
personnes tuées ou blessées au travail. Le 28 avril est reconnu
dans le monde entier comme le Jour de deuil international pour
toutes les personnes qui ont été tuées ou blessées au travail. Le
but, c'est d'en arriver à ne plus avoir besoin d'une telle journée.
Après des semaines de manifestations partout
au Québec des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans
les rues du centre-ville de Montréal. De nombreux membres du SCFP
étaient présents à l'occasion de cette manifestation qui marquait
aussi les célébrations de la Fête internationale des travailleuses
et des travailleurs du premier mai. Initiée par les centrales
syndicales québécoises et les deux grandes organisations de défense
des droits des chômeuses et des chômeurs, la Coalition québécoise
contre la réforme de l'assurance-emploi a pris une ampleur rarement
vue réunissant maintenant un large éventail d'organisations
syndicales, les municipalités québécoises, les producteurs
agricoles, les organisations étudiantes ainsi que de nombreuses
organisations économiques, sociales communautaires et artistiques
du Québec. Les porte-parole de quatre de ces 24 organisations
provinciales ont tenu samedi midi un point de presse devant le
complexe Guy-Favreau, au nom de l'ensemble de la coalition.
Dur coup pour les régions
Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM),
Bernard Généreux, tient à saluer la mobilisation massive observée
dans toutes les régions du Québec. «Agriculture, forêt, pêche, tourisme, la
réforme met en péril la structure même de l'économie de plusieurs
régions, particulièrement celles qui reposent sur la saisonnalité.
Une telle situation constitue une importante source d'inquiétude
dont nous nous devons absolument de témoigner. Le gouvernement
fédéral doit cesser de faire la sourde oreille face au
mécontentement qui gronde partout et revoir son approche afin de
reconnaître les particularités locales et régionales.» La
coalition demande la suspension immédiate de la réforme, la tenue
d'études d'impact sur les changements envisagés ainsi que des
consultations publiques. Pour la coalition, les nombreux cas de
dérapage, recensés récemment par les médias, auraient pu être
évités si on avait pris le temps de réfléchir aux bons moyens de
s'attaquer aux problèmes structurels qui sont à la source du
chômage.
Cette semaine, le Syndicat des cols bleus
regroupés de Montréal (SCFP 301) a recueilli 17,466$ pour l’Accueil
Bonneau. Le syndicat était épaulé par son Regroupement des cols
bleus retraités, par le Regroupement des retraités de la FTQ et par
le syndicat des cols bleus de Longueuil (SCFP 307). Le 23 avril,
plus de 150 bénévoles répartis dans 19 stations du métro de
Montréal ont fait appel avec succès à la générosité du public.
Cette campagne «Pro-Bonneau» des cols bleus en était à sa 8e
édition. Au fil de ces huit années, le total des dons recueillis
s’élève à 122,723$. Motivés par la noblesse de la cause, les cols
bleus et les retraités se retroussent les manches année après année
pour fournir à l’Accueil Bonneau des sommes servant à améliorer des
activités d’intégration et de réinsertion sociale des sans-abri.