Cette période de l'année est synonyme de
vacances et de repos pour nombre d’entre nous. Dans bien des cas,
nos sections locales s’accordent un peu de répit après avoir mené à
bien des dossiers touchant les intérêts vitaux de la population et
des membres. Il se peut donc que jusqu’à la rentrée, les nouvelles
soient plus rares sur scfp.qc.ca. Mais sachez que nous gardons
l’œil ouvert, prêts à diffuser toute information qui ranimera le
rythme apaisé de l’été. Aussi, n’oublions pas que, dans bon nombre
de services publics indispensables, la roue n’arrête jamais de
tourner. Remercions donc les chauffeurs d’autobus et opérateurs de
métro, les préposés aux bénéficiaires, les cols bleus qui gardent
nos villes propres, les employés qui assurent la distribution
d’électricité et d’eau potable, les sauveteurs qui surveillent les
piscines, les agents de bord qui nous permettent de voyager… et
tous ceux et celles qui veillent sur nous.
Le gouvernement Harper vient de subir un
important revers en Cour supérieure face aux syndiqués de
Radio-Canada. La Cour vient d’invalider de nombreux articles de la
Loi sur le contrôle des dépenses du 12 mars 2009, qui était partie
intégrante de la loi sur le budget de 2009. La section locale 675
du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a eu gain de
cause en soulignant que cette loi brimait le droit à la négociation
collective, qui est inclus dans la liberté d’association protégée
par la Charte canadienne des droits et libertés. En effet, la loi
décrétait des augmentations salariales contraires à la convention
collective déjà signée et empêchait une prochaine négociation sur
cet aspect. «Essentiellement, la
Cour affirme que le gouvernement aurait dû laisser la direction de
la SRC négocier avec le syndicat. Mais, fidèle à ses habitudes, le
gouvernement Harper a choisi l’approche ‘bulldozer’. Il a fallu que
la Cour supérieure lui rappelle l’importance de la liberté
d’association et de la Charte canadienne des droits et
libertés», a déclaré Me Annick Desjardins, conseillère
syndicale SCFP et procureure au dossier.
Les premiers ministres du Canada ont reçu une
mise en garde contre un projet d’accord commercial entre le Canada
et l’UE qui limitera les pouvoirs des provinces et des territoires
et modifiera ainsi fondamentalement le paysage constitutionnel du
pays. L’avertissement a pris la forme d’un nouvel avis juridique
qui prône la divulgation complète des détails de l’entente avant sa
signature. Inquiet du fait que l’Accord économique et commercial
global (AECG) soit négocié derrière des portes closes, sans débat
public sur ce que le Canada est prêt à sacrifier, le Syndicat
canadien de la fonction publique a demandé à Steven Shrybman,
avocat en droit commercial, d’examiner les textes de négociation de
l’AECG ayant fait l’objet de fuites.
Privées de contrat de travail depuis 2006, les
bibliothécaires de Beaconsfield en ont maintenant un avec la
signature le 4 juillet d’une entente entre le SFMM–SCFP 429 et
l’employeur. Cela complète le rattachement de ces travailleuses au
plus grand syndicat du secteur municipal du Québec, qui compte plus
de 10,000 membres. Parmi les gains qu’elles enregistrent, signalons
l’ajustement de leur salaire au groupe de traitement 11 de la
convention collective des cols blancs de Beaconsfield, dont
l’ensemble des dispositions s’applique désormais à elles. L’entente
stipule que cette mesure s’accompagne du versement d’un ajustement
de la rémunération rétroactif au 1er janvier 2012. Autre victoire
pour les bibliothécaires travaillant toujours à la Ville de
Beaconsfield: le règlement définitif de leurs griefs déposés en
2011. Cela se traduit par le versement, en fonction de leurs dates
d’augmentation d’échelon, d’un montant forfaitaire représentant la
hausse statutaire à laquelle elles avaient droit cette année-là.
Ce vendredi matin, de 8 h à midi, une solide
délégation du SCFP-Québec a participé au piquetage festif en appui
aux quelque 600 employés de la Commission de la construction du
Québec (CCQ) en grève depuis le 5 juin. Les grévistes sont membres
de la section locale 573 du SEPB-Québec. Lucie Levasseur,
présidente, Ginette Paul, v.-p. secteur énergie, et Sylvain
Ladouceur, v.-p. secteur éducation, représentaient le Bureau du
SCFP-Québec lors de ce rassemblement bruyant et joyeux tenu devant
les bureaux de la CCQ. La grève a été déclenchée après que le
conseil d’administration de l’organisme a rejeté le 4 juin
l’hypothèse de règlement proposée par le conciliateur. Selon le
SEPB, le rejet de la proposition du conciliateur était d’autant
plus déplorable qu’elle respectait en tous points les paramètres
financiers imposés par le Conseil du Trésor et acceptés par
l’ensemble des secteurs public et parapublic. L’hypothèse de
règlement prévoyait également des réaménagements au régime de
retraite afin de rétablir l’équilibre des coûts courants et même de
dégager un bénéfice, sans augmenter les contributions de la CCQ et
des salariés.
Ce jeudi, à Sainte-Anne-de-Bellevue, c’était
jour de signature pour les 120 employés du Laboratoire de santé
publique du Québec (LSPQ) de l’Institut national de santé publique
du Québec (INSPQ). En vertu de la nouvelle convention collective,
les membres du SCFP, section locale 2667, toucheront les mêmes
augmentations salariales que celles convenues dans le secteur
public. Le nouveau contrat de travail, qui couvrira la période du
1e janvier 2010 au 31 mars 2015, consigne aussi de nombreuses
améliorations. Parmi celles-ci, signalons la classification de
techniciens en informatique spécialisés pour les programmeurs en
informatique et les administrateurs réseau, la permanence de
certains postes, l’inclusion d’un régime d’horaire variable, et la
possibilité d'avantages reconnus aux détenteurs de postes
permanents.
Le Syndicat des cols bleus regroupés de
Montréal (SCFP 301) a procédé aujourd’hui à la signature de la
nouvelle convention collective de ses quelque 800 membres de Six
Flags (La Ronde). L’entente est d’une durée de quatre ans, soit du
1er janvier 2012 au 31 décembre 2015. Elle prévoit des
augmentations salariales totales de 9%. Les syndiqués sont pour la
plupart des étudiantes et des étudiants occupant un emploi
saisonnier d’environ quatre ou cinq mois par année. «L’entente maintient l’ensemble des acquis de
ce qui est une convention collective ‘phare’ dans l’industrie
récréotouristique au Québec», selon Michel Parent, président
du SCFP 301. «Elle assure des
emplois de qualité à Montréal pour des centaines d’étudiantes et
d’étudiants pendant plusieurs années.» En juin, lors d’une
assemblée générale, les membres avaient approuvé à 84% le projet de
convention collective. «Je salue
au passage le travail du comité syndical de négociation, composé de
jeunes qui ont fait preuve d’efficacité et de leadership. Aussi, le
service de conciliation du ministère du Travail a apporté une
contribution exceptionnelle. Le conciliateur Stéphane Giraldeau a
certainement aidé à éviter un conflit de travail», a précisé
Michel Parent.
Le syndicat qui représente les professionnels
de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI),
sur la Rive-Nord, déplore d’importantes compressions dans les
services aux élèves en difficulté. Le Programme de persévérance
scolaire (PPS), qui employait deux conseillers d’orientation à
temps plein, est aboli à compter du 1er juillet. Il avait pour
objectif de soutenir et d’encadrer les élèves décrocheurs pour
qu’ils reprennent leurs études. De plus, le programme «Fluppy», qui
existait depuis 18 ans, vient d’être aboli. Cela représente une
perte de l’équivalent de 3,6 psychoéducateurs travaillant à temps
plein, principalement pour venir en aide aux enfants présentant des
difficultés d’intégration dans le milieu scolaire. Ces
professionnels voyaient à développer les habiletés sociales des
enfants en les regroupant avec leurs parents et les enseignants du
préscolaire. Ces habiletés sont fortement reliées à la réussite
scolaire.
Le 18 juin dernier, le syndicat des employés
de la municipalité de Saint-Philippe (SCFP 4345) et
l’administration de la mairesse Lise Martin ont paraphé leur
nouvelle convention collective. C’est à l'unanimité, en février,
que les membres avaient approuvé l’entente de principe entre la
Ville et le syndicat. «Une belle
conclusion à de belles négociations», a souligné
Marie-Claude Lessard, conseillère syndicale au Syndicat canadien de
la fonction publique. «Je le
redis, quand on a une belle collaboration dans le respect de toutes
les parties, il est important de s’en féliciter.» La
municipalité de Saint-Philippe est en pleine expansion, et pour
subvenir aux besoins de la communauté, la Ville renouvelle son lot
d’équipements et de machinerie. Elle s’est aussi préoccupée de son
capital humain en s’assurant de faire les ajustements nécessaires
pour améliorer les conditions de travail des employés. « On s’est
attaqués à plusieurs petites clauses qui améliorent grandement les
conditions de travail. Il y avait beaucoup de rattrapage à faire et
ça se reflète, notamment, dans les augmentations salariales », de
préciser Mme Lessard. Le nouveau contrat de travail couvre une
période de six ans. La convention collective étant échue depuis le
31 décembre 2009, les augmentations couvrent les années 2010 à
2015. L’augmentation de la première année sera de 3 % et de 2,75 %
pour les cinq années subséquentes.
Le Front commun des quatre syndicats de
Radio-Canada, dont le SCFP 675, a rencontré mercredi une délégation
de députés du Nouveau Parti Démocratique (NPD), incluant le
critique officiel en matière de Patrimoine, Pierre Nantel. Les
parties ont discuté de la façon dont les récentes compressions ont
été gérées par l’administration d’Hubert Lacroix. Ils ont aussi
échangé sur leur vision du rôle du diffuseur public. Outre Pierre
Nantel, les députés présents à la rencontre étaient Hélène
Laverdière, députée de la circonscription de Laurier-Ste-Marie, où
se trouve la maison mère de la SRC, et Alexandre Boulerice, député
de Rosemont-La Petite-Patrie et critique en matière de Travail. Le
Front commun des syndicats et les députés du NPD s’entendent sur le
rôle primordial que joue l’institution dans la société civile, tant
au plan des services de l’information qu’au plan de la création
culturelle. Ils s’inquiètent de la façon de faire du gouvernement
Harper, qui met en péril le rôle fondamental du diffuseur public.
Les parties se sont entendues pour collaborer à différents niveaux
afin d’améliorer le service qu’offre la société d’État aux
citoyens.