2010-02-08
11:19:36Nouvelle
Grève tournante à Montréal
Les cols bleus portent plainte au Conseil des services
essentiels
Michel Parent, président du Syndicat des cols bleus de Montréal -
SCFP 301.
Photo archives SCFP.
Le mouvement de grève tournante des cols bleus de Montréal connaît
aujourd’hui un nouveau rebondissement. Le syndicat, affilié au SCFP
vient tout juste de déposer une plainte au Conseil des services
essentiels. Les cols bleus s’en prennent à l’administration
Tremblay qui, selon eux, fait une utilisation abusive des employés
manuels pendant les journées de débrayage.
Dans sa plainte, le syndicat dénonce la pratique des équipes « en
attente », qui n’ont pas de tâches immédiates à effectuer, pendant
que ces employés sont officiellement en grève. «On fait rentrer notre monde de façon
préventive, c’est tout à fait à l’encontre des règles des services
essentiels», plaide Michel Parent, président du SCFP 301.
S’il y a une urgence, une grande
accumulation de neige, où un événement qui met en danger la
sécurité du public d’accord on va être à l’ouvrage. Mais attendre
dans un garage pendant qu’on est en grève, non.» Cette
utilisation de la main d’œuvre a été observée à au moins deux
reprises dans les arrondissements Sud-Ouest et
Hochelaga-Maisonneuve.
Les quelque 5000 cols bleus de Montréal sont sans contrat de
travail depuis le 31 août 2007. Les pourparlers achoppent
principalement sur le maintien des emplois et le recours à la
sous-traitance, jugé excessif par le syndicat. Le SCFP 301 souhaite
obtenir le statut d’employés permanents pour plusieurs auxiliaires
qui travaillent sur une base régulière mais ne bénéficient pas de
l’ensemble de clauses du contrat de travail. Il veut également
rattraper une partie du recul de 15% dans les conditions de travail
de ses membres qui avait été imposé par un arbitre il y a cinq ans.
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