À l’ère des communications, le SCFP sait
l’importance de bien faire comprendre les revendications de ses
membres, qu’elles concernent l’ensemble de la société ou qu’il
s’agisse d’enjeux particuliers à un groupe de syndiqués. C’est
pourquoi, chaque année, le SCFP investit des sommes importantes
pour soutenir ses membres dans le cadre de campagnes d’opinion.
Selon les enjeux et les groupes en cause, ces campagnes peuvent
prendre diverses formes et recourir à divers moyens: actions menées
sur le terrain, distribution de dépliants, annonces dans les
journaux, à la radio, la télé, campagne sur Internet, etc.
Au SCFP, on distingue les campagnes selon leur modalité de
financement. Ce sont 1) les campagnes à coût ou frais partagés; 2)
les campagnes visant à éviter la grève; 3) les campagnes de soutien
à la grève (ou de soutien aux membres en lock-out); 4) les
campagnes financées par des budgets spécifiques.
Campagnes à frais partagés
Les coûts des ces campagnes sont partagés en parts égales entre le
syndicat local et le SCFP, et l’initiative vient du syndicat local
(ou encore d’un regroupement de syndicats locaux). La campagne vise
un problème particulier des membres ou une préoccupation importante
pour la collectivité locale. Le contenu et la stratégie de la
campagne sont élaborés par les élus locaux avec le conseiller ou la
conseillère syndicale attitré et un conseiller aux communications
du SCFP.
Ce type de campagne est financé à même la Caisse nationale de
défense. Une réglementation simple détermine la procédure à suivre
et les frais pouvant être remboursés.
Campagne pour éviter la grève
Ces campagnes sont financées à 100% par la Caisse nationale de
grève. Elles servent en général à expliquer à l’opinion publique
les enjeux d’une négociation dans une collectivité locale. Ce type
de campagne survient en cours de négociation et après un vote de
grève. C’est une ultime tentative pour faire comprendre le
bien-fondé de ses revendications et tenter d’éviter le recours à la
grève.
Campagne de soutien à la grève
Ces campagnes sont financées à 100% par la Caisse nationale de
grève. Elles servent à soutenir les campagnes publiques des membres
d’un syndicat local qui ont résolu démocratiquement de recourir à
l’exercice du droit de grève. Les sommes allouées à ces campagnes
défraient les coûts d’une campagne donnée. Elles sont distinctes
des indemnités de grèves versées aux syndiqués.